Quelle journée de merde ! Mais alors... Vraiment, pourrie. Comme si Merlin s'acharnait à nous rendre la vie plus pourrie qu'elle ne l'est déjà. De la flotte, de la flotte, des éclairs, des orages, du tonnerre et encore de la flotte. Toute la journée a été comme ça. Alors j'vous dis pas, pour les cours de Soin aux Créatures magiques... Un désastre. Et pour couronner le tout, devinez ce que j'ai en dernière heure ? Bingo, Histoire de la Magie avec le soporifique Binns. Une longue heure plus tard, après avoir bâillé tout mon saoul, j'ai enfin pu aller prendre une douche. D'ailleurs, ça a été la course. Arlène et moi au coude à coude jusqu'à ce qu'enfin je remporte la manche et le droit d'prendre une douche en premier.
Je sors de la Salle de Bain une demi-heure plus tard, après avoir fait coulé l'eau chaude pour me réchauffer, enroulée dans une serviette éponge jaune aux liserés noir. Arlène prend son tour tandis que je remet l'uniforme pour aller dîner. Ouais, l'uniforme est peut-être sobre et ringard, mais au moins, y a pas à se casser la tête sur quoi mettre. C'est toujours ça d'économisé. Surtout sachant la marmotte que je suis le matin... Donc, après dîner, retour au dortoir et papotage avec Arlène parce qu'on ne va pas se coucher à l'heure des poules quand même. Demain, c'est samedi, donc grasse matinée possible. Donc papotage jusqu'à pas d'heure ce soir. CQFD.
Sauf... Arlène m'abandonna lâchement pour aller voir son Serdaigle afin de... Et bien... Je suppose que ce n'est pas pour jouer au Scrabble, vous savez... Donc me voilà, seule et esseulée, dans la salle commune déserte Tout le monde a quelque chose à faire. Sauf moi. Et pourtant, une idée germa bien vite dans ma tête. Je grimpais au dortoir me changer, enfilant un pantalon de cuir brun avec des bottes en cuir souple de dragon, avec une chemise blanche parfaitement ajustée aux manches bouffantes et une ceinture noire, cuir aussi, épaisse pour souligner ma taille, et me voilà fin prête. Ma baguette dans la ceinture, une pochette de cuir à la main, et me voilà partie pour un petit tour dans les couloirs. A vingt-trois heures, le couvre-feu est passé, donc bon, autant se faire discrète. Surtout pour ce que je veux aller faire. J'espère ne pas croiser le concierge. Normalement, il est occupé aux cachots à cette heure-là. Mais sait-on jamais...
Et j'ai eu raison de me méfier. Impossible d'aller à la Salle sur Demande directement, deux préfets viennent de passer pour leur ronde habituelle. Je suis au Cinquième étage. Alors... Bureau de Binns, Salle inutilisée, Salle d'Histoire de la magie... Hey, une minute. Salle de classe inutilisée ? Parfait ! Un Alohomora plus tard, je verrouille à nouveau la porte et regarde autour de moi. La salle est vaste, et les tables sont rangés contre le mur. Pas mal...
» Et bien, je suis pas mal ici finalement... Au diable la Salle Vas-et-Viens... «
Un sortilège d'insonorisation plus tard, et voilà que je me met à transformer la salle. Elle ressemble bientôt à une ancienne salle d'entraînement, telles que j'en ai vue au Castel McIshbel. Je déplie la pochette en cuir et l'étale sur la table, exposant à la lumière les armes miniaturisées qu'elle contient. Je les agrandit à nouveau, et fait apparaître quelques instruments de musiques qui se mirent à jouer tout seul des mélodies moyenâgeuses. Ensuite, je m'empare de la première épée qu'il y a, celle incrustée d'ambre et gravée à mon nom, et commence quelques mouvements, enchaînant rapidement, essayant de ne pas faire d'erreur en refaisant les pas appris avec le maître d'arme du Castel McIshbel. Et hop, feinte sur la droite, deux pas sur la gauche, on abat le plat de la lame, on tourne sur soi-même et la lame arrive sur la jugulaire de l’adversaire normalement.
» Bam! Et un de mort. Haha.. «
Un grand rire me secoue alors que je pose l'épée et que je tresse rapidement mes cheveux pour les enrouler en un chignon, avant de faire apparaître une cible au fond de la classe et de prendre un arc avec un carquois de flèche. Je ne fais même plus attention à ce qui pourrait entrer ou non. Je suis concentrée, et la musique qui a prit de l'ampleur couvre totalement les autres bruits.
Après le couvre-feu, dans le grand château de Poudlard, beaucoup de choses se passent. Ou peu, d'après les points de vue. Car la nuit, pas d'élèves se promenant, pas de disputes, pas de cris, de sauts, de fuites, pas de ... Attendez... Pas d'élèves ? Oooh, mais ça, c'est bien mal connaître les jeunes sorciers anglais ! Il ne devrait pas y avoir de vagabonds dans les couloirs, mais... Allez faire obéir des jeunes de 11 à 17 ans, vous. Ce ne sont pas les punitions qui vont les maintenir dans leurs dortoirs. Surtout un vendredi soir. Surtout lorsqu'il s'agit d'un Maraudeur.
Les mains en poche, vêtu d'un jeans et d'un T-shirt ample à l'effigie d'un groupe moldu qu'il appréciait plus que tout (j'ai nommé Sex Pistols), les cheveux encore humides de sa douche, Sirius se promenait dans les couloirs sombres et déserts, sans se soucier d'être vu. Sans faire attention au bruit de ses pas sur le sol froid du château. Imprudent ? Non, juste bien équipé. En effet, dans ses mains, le jeune homme tenait un vieux parchemin jaunis, qui représentait une carte animée du château. Ainsi, si préfets, professeurs ou concierge arrivaient, il pouvait se cacher à son aise.
Pourquoi se promenait-il seul ? Oh, entre Rémus aux prises avec Lily et Peter lui tapant sur les nerfs pour des problèmes scolaires... Ouais, il avait lâchement abandonné James aux mains de Peter, mais alors ? Travailler un vendredi soir, quelle idée !
Dans un grognement - diablement sexy puisque venant de Black -, l'adolescent baissa les yeux sur la carte. Un second râle lui échappa, alors qu'il voyait le nom du concierge s'approchant de lui et une présence dans l'une des classes vides du coin. A choisir, il préférait aller tenir compagnie à "Kailea Aileen Davis".
Alors qu'il s'approchait de la porte, Sirius entendit de la musique un peu Moyen-Âgeuse qui le fit sourire. Pas très discret, un tel volume sonore, et étrange mélodie lui rappelant de mauvais souvenirs de soirées mondaines.
Le Gryffondors ouvrit la porte, la verrouilla derrière lui et retint un fou rire en voyant la mise en scène de la classe. D'un coup de baguette magique, il stoppa la musique.
« Concierge en approche, c'était pas discret ! »
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»Moony, c'est pas un petit problème de pillosité mensuel qui va t'empêcher de t'amuser ?« Cauchemar : alors tu aurai du mourir pour eux comme nous serions morts pour toi s'il l'avait fallu !
Fouch ! Fouch ! Fouch ! Zwimp ! Zwimp ! Zwimp ! Et bien ça, c'est le bruit que font les flèches en quittant mon arc et en allant se ficher dans la cible, presque toute au centre. Mais oui, mais oui, je suis géniale. Je sais. Et pourtant, ma génialitude ne m'empêche pas d'être surprise alors que la musique s'éteint d'un coup. Je fais volte face, bandant l'arc, une flèche encochée. Avant de me détendre, et de relâcher ma prise sur l'arc. La flèche tomba au sol avec un petit bruit genre "Plouc", et je hausse les épaules. Face à moi ? On dirait bien Sirius Black. Sirius Black. Ouais, évidemment, j'aurais dû m'en douter. Les maraudeurs n'allaient certainement pas rester inactif une nuit avant le week-end. Une nuit amenant le week-end plutôt.
» Hum... Et moi qui pensait avoir jeté un sort d'insonorisation. J'aurais dû m'en douter qu'il ne tiendrait pas longtemps. J'y arrives jamais. Rha... Enfin. Merci à toi. «
Un sourire avenant orna mes lèvres alors que je posais l'arc sur la table où étaient les autres armes et, malgré moi, je ré-ajustais légèrement la chemise qui bâillait sur ma poitrine. Comme je n'avais rien sinon un sous-vêtement en dessous, valait mieux faire gaffe. Pas que je sois pudique. Non, être nue devant quelqu'un ne me dérange pas, mais ce n'est pas mon genre de le faire volontairement. Manquerait plus que ça tiens...
Mon regard alla ensuite, non pas deshabiller, mais ausculter le maraudeurs, peu surprise qu'il soit à vadrouiller dans les couloirs, mais intriguée sur sa présence ici. Oh, il a le droit d'aller où il le désire, mais j'avoue que c'est surprenant de croiser un maraudeurs seul ou sans ses autres complices, à moins que ce ne soit ce Rémus qui, lui, passe pas mal de temps à la bibliothèque. Je penchais la tête sur le côté, et, avant même que je ne puisse parler, j'entendis les pas du concierge, et sa voix nasillarde. Soit il parle tout seul, soit il est avec son chat ou un autre animal et lui raconte ses malheurs. Ou ses fantasmes sur ce qu'il ferait s'il avait le pouvoir de châtier comme il le voudrait les élèves hors de leurs dortoirs. Je levais les yeux au ciel en entendant les mots "chaînes", "fouet" et "torture". Qu'est-ce qu'il peut être vieux jeu lui...
Quand ses pas se furent éloignés, je reportais mon regard sur le Gryffondor. Un sourire malicieux aux lèvres, parce que suis toujours prête à m'amuser, dans quelques situations que je sois, je me saisis de la rapière sur la table et me mit en garde, pointant la lame vers le coeur du maraudeur, faussement menaçante.
» En garde Monsieur Black, vous êtes ici sur mes terres... Priez pour que vous ne soyez pas trop amochés à la fin de ce duel ! «
Je retiens un rire qui enfle dans ma gorge, et je fais quelques moulinets inoffensifs mais qui sont bon pour impressionner. Plus une parade qu'un véritable coup. Un peu comme les plumes du Paon lorsqu'il fait sa course. Beaucoup de bruit, de geste, mais peu d'utilité réelle si ce n'est attirer l'attention et/ou déconcentrer quelqu'un.
» Hum.. Et sinon... Tu voudrais bien jeter un sort d'insonorisation ? Je parie que tu dois être plus doué que moi. Et il n'y a pas de mal. Malheureusement. Ce sort m'a toujours posé problème. C'est gonflant d'ailleurs... «
Je laissais retomber mon bras contre mon corps, prenant une moue suppliante à laquelle personne, normalement, ne résistait. En tout cas, pas mes frères, ni mon père, ni même ma soeur.
Sirius trouva, en quelques minutes à peine, la jeune fille digne d'intérêt. Elle semblait amusante, avec un regard pétillant signalant son côté bonne vivante, mais aussi intrigante avec ce qui semblait être une passion des choses se trouvant dans les romans moldus de capes et d'épées. D'ailleurs, une fois le concierge partit - faudra lui donner quelques idées pour châtier les élèves, toujours les mêmes choses qu'il marmonnait - et les moulinets effectués par la fille-chevalier, la maraudeur éclata de rire; de son rire ressemblant à un aboiement et détendant tous les traits de son visage.
« Attention, petite, tu parles à un Black; et les Black sont éduqués pour ne jamais perdre et tout savoir ! »
Bien malgré lui, il avait été élevé par les préceptes de sang-pur. Ainsi, il savait danser valse, tango et autres danses que les grandes familles trouvaient dignes d'intérêt; il parlait anglais et français car cette seconde langue était "classe"; bien d'autres choses encore. C'était ça, l'éducation d'un Black. Être apte à s'en sortir dans toutes les situations, aussi incongrues soient-elles. Pour toujours rendre hommage à son blason. Blasant lorsque l'heure est à l'apprentissage, utile lorsque la maîtrise est là.
Ainsi, après un sort d'insonorisation tout ce qu'il y a de plus simple et un regard un peu moqueur vers la jeune fille, Sirius attira à lui une épée d'un sort d'attraction. Il en avait choisie une d'une longueur assez impressionnante et dont la garde était la plus simple. Le poids de l'arme se fit sentir le long de son bras, plus lourd que le jeune homme ne l'avait imaginé. Puis, avec son sourire de crâneur, il fit quelques coups dans l'air, pour s'habituer au prolongement de son bras.
« J'ai toujours aimé ces joujous. Mais je n'ai jamais vraiment eu l'occasion de m'en servir... »
Avec un regard moqueur, supérieur envers l'inconnue.
« Gente Dame au nom inconnu, moi, Sirius Black, suis prêt à vous prouver ma suprématie ! Car aucun manant ne peut arriver au niveau d'un Maraudeur ! »
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»Moony, c'est pas un petit problème de pillosité mensuel qui va t'empêcher de t'amuser ?« Cauchemar : alors tu aurai du mourir pour eux comme nous serions morts pour toi s'il l'avait fallu !
Petite ? Petite ? Bon, okay, je n'étais pas bien grande. Mais, Merlin m'en soit témoin, je savais compenser. Un sourire amusé était peint sur mes lèvres. Légèrement offensé aussi, je n'aime pas qu'on me rappelle que je suis... Que je ne suis pas grande. Mais soit. Je le regardais avec une moue malicieuse, la rapière toujours en main. Ne jamais perdre et tout savoir hein ? La défaite allait être cuisante alors... Mais j'espère qu'il ne m'en tiendra pas rigueur... Je ne suis qu'une faible et petite femme après tout. Haha, notez l'ironie quand même.
Je me renfrognais en le voyant réussir le sort d'insonorisation, mais retrouvais bien vite ma bonne humeur lorsqu'il attrapa une des épées posées sur la table. Chouette ! On va jouer ! J'aime bien ce Gryffondor, même si j'avoue ne le connaître que grâce aux rumeurs sur son compte, dont la moitié au moins doit être fausse. Je fis tourner la rapière dans ma main, la soupesant, et esquissais un sourire de plaisir anticipé.
» Vousêtes bien sûr de vous Monsieur Black. Vous allez mordre la poussière, hahaha. «
Mes yeux pétillaient de bonheur à l'idée de "jouer". Heureusement que le tranchant de chaque lame était magiquement émoussé tout en paraissant assi acéré que possible. Après tout, ce n'est que de l'entraînement, et non un véritable duel.
Faisant de nouveau quelques moulinets, je me plaçais en position d'attaque, sans dévoiler de faiblesse, comme je l'avais appris après de nombreux bleus. Mon sourire brillait de joie, et une mèche de cheveux roux tomba devant mes yeux avant que je ne la souffle.
» Pourvous faire ravaler cette fierté mal placé, Ô Messire Black, je vous garantis que vous n'en sortirez pas vainqueur. Foi de Kailea Davis. Que Merlin me change en limace si je mens. «
Le tout, avec un gracieux sourire pétillant. Car durant toute ma tirade, j'avais gardé cet air enjoué et ce ton chaleureux, humoristique. J'hochais la tête, et agitais ma baguette vers les instruments qui se mirent à jouer un air entraînant, mais pas trop fort pour ne déconcentrer personne. Une musique de ces vieux tournois de chevalerie. Et je lançais ma baguette sur la table, garantissant un honnête simulacre de duel.
» Haha! Je vais vous montrer ce qu'un.. Manant... Fait à la vermine, héhé... En garde Messire ! «
Une fois encore, le fait qu'il se sente invincible lui était reproché. Ce n'était pourtant guère de sa faute si il était le meilleur en tout. Imbattable et imprévisible. Son sourire s'élargissant à chaque mots que la jeune fille prononçait, Messire Black finit cependant par arrêter de tirer ses lèvres vers le haut. Il risquait, à force, de ressembler à un fou, un bouffon, un joker. Or, ce n'était pas le meilleur pour son image.
« La patience n'étant pas mon fort, je me ferai un plaisir hâtif de vous désarmer, Demoiselle, pour observer à loisir votre frimousse de limace ! »
Et bien quoi ? Lorsque l'on se prend pour un Chevalier dans les gestes, il est bon aussi de le faire dans le choix des mots. Heureusement pour lui, le Black était habitué, avec James, aux répliques théâtrales. De plus, via Lily et Rémus, il en avait appris beaucoup sur les "Chevaliers" et s'était même pris d'affection pour l'histoire de trois mousquetaires qui s'avéraient être ... quatre. Enfin, passons cette lacune du titre.
« Comme Messire d'Artagnan le ferait des malotrus s'en prenant aux innocents, du bout de mon épée je vous piquerai ! »
Pour appuyer sa réplique, le Rouge et Or fit faire un moulinet à son arme, la main vide placée sur la hanche, comme il l'avait vu sur divers dessins trouvés ça et là. Il observa Kailea envoyé sa baguette sur la table et en fit de même, par soucis d'équité, avant de reprendre sa pose, prêt à se battre joyeusement.
« En garde ! »
Tellement cliché, mais tellement amusant à dire, ces deux mots... Sirius secoua la tête, ses cheveux masquant un instant son regard sombre, pour s'empêcher d'éclater de rire avant de reporter son attention sur la jeune fille. Il avait bien fait de sortir cette nuit. La soirée promettait !
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»Moony, c'est pas un petit problème de pillosité mensuel qui va t'empêcher de t'amuser ?« Cauchemar : alors tu aurai du mourir pour eux comme nous serions morts pour toi s'il l'avait fallu !
En garde... Ce mot me faisait.s frissonner de plaisir. Un bon combat, même lorsqu'il n'est qu'amical, est toujours le bienvenue. Ouais, je suis née dans la mauvaise époque, et alors ? J'aime la chevalerie, les armes, les histoires de pirates... Que voulez-vous, je suis une irréductible romantique aventurière dans l'âme ! Je suis malgré tout surprise que Sirius connaisse D'Artagnan. C'est moldu ça pourtant... Quelle culture...
Sans plus tergiverser, je me fend vers l'avant, une petite feinte simple à parer, avant de lancer le plat de ma lame vers là où je supposais qu'il allait découvrir son flanc pour parer ma feinte. Oui, je supposais. Que croyez-vous ? Je ne suis pas non plus omnisciente. Quoique ça m'arrangerait bien ça.
» Postureintéressante mon cher, mais qui conviendrait mieux à un Fleuret qu'à une Claymore. Un bon point pour vous cependant, vous aviez une garde parfaite. «
Ouais, je sais, c'est bas d'utiliser la flatterie, mais pour ma défense, ça n'en est pas tellement. C'est plutôt une sorte de reconnaissance de sa culture. Appréciable, oui. Sauf que la pose n'allait pas avec l'épée qu'il tenait en main. Elle est trop lourde pour être maniée ainsi d'une seule main, à bout de bras, trop longtemps. Ou alors, il faut s'être longuement entraîné et avoir des muscles d'aciers. Sinon, la tenir des deux mains fait aussi bien l'affaire, mais il faut redoubler de vigilance sur sa garde. Moi, c'est ce que je fais en général. Oui, évidemment, je ne peux pas la porter trop longtemps à bout de bras.
Un autre moulinet plus specatulaire qu'autre chose fit tourner ma rapière alors que je cherchais son point faible, dévoilant accidentellement mon flanc droit. Mais c'est un amateur, non ? Il ne le remarquera pas... Et de toute façon, ça aurait été inégal de ne lui laisser aucune chance...
» Tuas lu beaucoup de chose moldues ? «
Oui, j'abandonne le vouvoiement. C'est lassant à la fin. Remettant d'une main une mèche de cheveux derrière mes oreilles, je baisse légèrement ma rapière vers le sol.
» C'esten tout cas... Surprenant... Que tu connaisses D'Artagnan. Je me doute que ta famille ne voit pas ça d'un très bon oeil... «
Sirius vit la jeune fille fendre vers lui et, contre toute attente, parvint à protéger le côté qu'elle semblait vouloir toucher. Oh, ce n'était bien sûr pas un réflexe incroyable ou une habitude inexistante se révélant parce que Sirius est le meilleur, non, non. Mais ce chère jeune homme, en voulant parer le coup de la Poufsouffle, s'était tourné légèrement de sorte à ne présenter face à elle que l'épée. Et si il s'était ainsi détourner, ce n'était pas par génie, mais par réflexe et ... parce que l'épée, comme devait s'en douter la connaisseuse, était lourde, extrêmement lourde. Et Sirius avait simplement modifié sa posture pour avoir plus de force dans le bras et faire en sorte que le poids se porte moins sur l'épaule. Ouais, bref, il avait paré le coup par génie, mais non. C'était juste un coup de chance incroyable.
Juste à ce moment, la jeune fille critiqua la posture qu'avait tenue le Black, avant de flatter sa garde. A cette remarque, il fronça les sourcils, gardant néanmoins son sourire devenu charmeur aux lèvres.
Il la vit faire un petit moulinet, sans se rendre compte qu'elle dégageait ainsi son flanc droit et y répondit en se préparant à parer le coup. Décidément, p'tit cabot, t'a beaucoup à apprendre sur l'escrime.
Puis, une question. Lui, avoir lu beaucoup d'oeuvres moldues ? Ahah, à son avis ! Le maraudeur vit la jeune fille baisser son arme vers le sol et en fit autant, levant la main dans un geste signifiant "pause".
« C'est justement pour agacer ma famille que je me suis mis à l'étude des moldus. De plus, avec Rémus, j'ai eu tout le loisir de découvrir leurs meilleurs côtés... Dont l'art. A côté d'eux, en imagination, les sorciers font vraiment pâles figure. »
Ben oui, c'est vrai quoi. Les moldus avaient Dumas, Rowling, Saint Exupéry, Vernes et bien d'autres auteurs, tous plus impressionnants les uns que les autres. Pour le Griffondor, c'était un délice que de découvrir les mots sortant de la plume de ces auteurs de talent. Pourtant, il n'était pas vraiment féru de lecture. Il aimait juste les belles choses.
« Et d'Artagnan... Est vraiment surprenant. »
Totalement fan. Sirius Black était fan des oeuvres d'Alexandre Dumas. Et ouaip, les livres avaient su toucher le coeur du maraudeur !
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»Moony, c'est pas un petit problème de pillosité mensuel qui va t'empêcher de t'amuser ?« Cauchemar : alors tu aurai du mourir pour eux comme nous serions morts pour toi s'il l'avait fallu !